Conjoncture économique des entreprises gersoises 2ème trimestre 2026 : une activité ralentie

Une activité toujours ralentie
Au deuxième trimestre 2026, l’économie gersoise ralentit rejoignant les tendances observées à l’échelle régionale et nationale. Les chefs d’entreprise interrogés font état d’une activité encore insuffisamment dynamique, marquée par une faible visibilité, des tensions sur les marges et un niveau de demande jugé insuffisant .
Les perspectives pour les prochains mois restent très prudentes aux niveaux départemental et régional.
Une demande insuffisante
La principale fragilité de l’économie gersoise concerne le niveau de la demande. Seules 34 % des entreprises jugent leurs carnets de commandes ou leur niveau d’activité futur satisfaisants, tandis que 42 % les considèrent insuffisants.
La trésorerie fragile
Le baromètre de conjoncture indique qu’une part importante des entreprises estime disposer d’une trésorerie faible, reflet des tensions persistantes sur les marges et du ralentissement de l’activité observé depuis plusieurs trimestres.
Les dirigeants évoquent la hausse des charges, la baisse du pouvoir d’achat, l’instabilité politique ou encore les difficultés d’investissement comme principales sources d’inquiétude.
L’emploi résiste
Les dirigeants gersois continuent à faire preuve de prudence en matière d’emploi. Les soldes d’opinion sur les effectifs suggèrent une stabilisation des effectifs.
Cette situation rejoint également les analyses régionales de l’Insee . Au premier trimestre 2026, l’emploi salarié en Occitanie est globalement stable, tandis que le Gers fait partie des rares départements enregistrant une légère progression de l’emploi (+0,2 %).
Les difficultés de recrutement demeurent présentes dans plusieurs secteurs, notamment l’hôtellerie-restauration, le bâtiment et certaines activités industrielles.
Des contrastes sectoriels marqués
L’industrie apparaît relativement résiliente, portée notamment par certaines activités liées à l’agroalimentaire, au bois ou encore à l’aéronautique. Plusieurs entreprises évoquent des carnets de commandes satisfaisants et des perspectives encore favorables.
Le commerce reste confronté aux effets du recul du pouvoir d’achat et à une consommation jugée atone.
Le bâtiment souffre toujours du ralentissement de la construction neuve et du report de projets d’investissement.
L’hôtellerie-restauration présente un tableau plus contrasté : certains établissements relèvent une bonne dynamique de réservation tandis que d’autres expriment des inquiétudes importantes liées à la fréquentation et aux coûts d’exploitation.
Un climat entrepreneurial dominé par l’incertitude
Les préoccupations les plus fréquemment citées par les chefs d’entreprise gersois portent sur :
- la baisse du pouvoir d’achat des ménages ;
- l’augmentation continue des coûts de production ;
- les incertitudes géopolitiques et commerciales internationales ;
- l’instabilité réglementaire et fiscale ;
- les difficultés de recrutement dans certains métiers.
La reprise reste conditionnée à un retour de la confiance des ménages et des entreprises.
